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Sans sommeil

Tu ne m’écris plus.
Peut-être que je pensais faux.
Oui, je voudrais entrer dans la fiction avec toi
Qu’importe que je sois recouverte de mots
Puisque tu me déchires quand je te vois.
Puisque tes mains comme tes mots me défigurent
jusqu’à épuiser toutes les formes qui ont accroché ton désir.
Puisqu’il est trop tard que je suis déjà passée ailleurs.

Le jour où je me suis senti étouffée
que pour me soulager j’ai couru à tes pieds
que ce jour- là, je t’ai prié.
Qu’importe si tout se consume à une vitesse inespérée
Qu’importe si tu me bourres de mots et flambes ma peau de papier
Qu’importe si force de mot me plie sous la courbe de tes lignes

Le désastre oui,
La catastrophe, non.
Qu’importe l’écart entre ces mondes.


india song – amandine andré
Durée : 2mn45
Texte : Amandine André
Musique : Carlos Alessio, India Song.

 

///////////////////////////////////// Autres documents

acoeurvaillantondiraitlauroreÀ cœurs vaillants (on dirait l’aurore)

Une pièce sonore de Muriel Combes

La présente pièce vocale a été écrite, de manière solitaire, pendant l’année 2005. À l’origine de ce texte, il y avait un désir de partager des questions et quelques débuts de réponses quant à ce qu’il pourrait en être de l’amour, et aussi du communisme. Il y avait aussi une fatigue d’un certain type d’écriture, que l’on pourrait dire universitaire, et un désir de donner à entendre certaines choses écrites, endormies dans des livres, comme si des amis nous parlaient au creux de l’oreille ou du cœur.

© Image Alice LewisTout ce que tu ne m’écris plus

Tout ce que tu ne m’écris plus, je l’invente
Tout ce que tu ne m’écris plus, je l’écris
Tout ce que tu me retires, je m’y loge

texte : Amandine André