Archives de la catégorie : littérature

Ónóme

Ónóme. Comment as-tu vu la police. S'il te plaît. Ónóme. Nous entendons des cerveaux, choses explicites. Réfléchis. Ónóme. Nous voulons dire des rêves. Nous voulons dire des rêves a-nnulant ce petit "soi" d'enfant - encore.
Nous publions cet extrait d'un poème de Benjamin Hollander.à l'occasion de la publication par les éditions de l'Attente de deux poèmes de Benjamin Hollander - Ónóme suivi de Lévinas et la police - sous le titre Vigilance dans une traduction de Frank Smith avec Guy Bennet et Françoise Valéry.

Non lieu

par Olivia Tapiero

Synapse

Poème hybride de Rina Kenović. je cherche le pays qui s’invente - détruit - je cherche ce pays qui . - vit dans les . - cœurs les crânes

poème pour La Vie Manifeste

Étienne Michelet, Séoul, 25 mars 2022

La révolution, le dernier des mythes.

Entretien radiophonique avec Michel Surya à l'occasion de la publication du livre Le Monde des amants, suivi de la ré-édition de l’Éternel retour publié aux éditions de l'extrême contemporain.

Naître, Trahir, Parler. Entretien avec Pierre Chopinaud.

30 juin 2022, dans la plus belle librairie de Paris consacrée à la littérature, EXC passage molière, nous avions proposé à Pierre Chopinaud d'y lire quelques extraits d'Enfant de Perdition et de Cavalier d'Epée, deux livres publiés chez POL. De cette lecture, s'en est suivi un dialogue avec lui.

Poèmes hybrides

Trois poèmes hybrides, en version multilingue et avec leur traduction de Rina Kenović. Certains ont paru dans Compositions / Éclats, recueil imprimé en micro-édition (250 exemplaires) au Grrrnd Zéro, en Mai 2021. Ils font parti d’un travail sur les langues maternelles et la traduction, concevant celle-ci comme un travail, parfois experimental, d’interprétation personnelle des textures d’une langue tout autant qu’une transposition rythmique et sémantique de celle-ci.

Rebecca (suite)

Anna Carlier.
Rebecca dit
on m’a cousue on m’a fermée
le diable a mangé dans ma main
sans dire les mots, pas une fois ni sept
le diable a mangé dans ma main
je me suis ouverte
sur les chemins je vois les pas
Rebecca dit, je vois les pas,

eaux noires

feuilleton "post-apocalyptique" d'Alain Condrieux.
De ce bord où on est, pas plus extrême qu’un autre et qui ne délimite rien, pas plus extrême que le bord suivant du pas suivant, posé toujours à la limite sans jamais arriver à quel bout, on finit par comprendre au moins ça, qu’il faudra continuer et avancer encore et pour toujours,

ABSALOM

Anaïs, je ne t’ai jamais révélé mon deuxième prénom. Accolé à Ismaël. Immortalisé par Faulkner. Celui d’un des fils de David, celui du plus bel homme du royaume, qui ordonna à ses domestiques de tuer son demi-frère Amnon pour avoir violé sa sœur Tamar, qui se ligua contre son père. Absalom. Dans l’épaisseur de mon deuxième prénom, je m’enfonce. Le grand mariage de l’être et de la nuit est informe.

Rebecca

“et ils bénirent Rebecca et dirent :
toi, notre sœur, toi,
puisses-tu être mille et cent mille fois mère
et puissent les fruits de tes entrailles
posséder la porte de ceux qui les haïssent”
Anna Carlier