Archives du mot-clef : Amandine André

Correspondances fantômes

Amandine André invite Liliane Giraudon & Nathanaël
Discussions et lectures, archive décembre 2013, Manifesten, Marseille.
Sommaire de la discussion >> deux écritures peuplées de fantômes - la correspondance - la consolation - la violence de la langue - la différence entre le Français et l’Anglais - le corps de la langue, l'incorporation - que peut la littérature ? - le rapport à la lecture - se faire un corps, le corps étendu des œuvres - le genre dans la langue du Français à l’Anglais, de l’Anglais au Français - la morale sexuelle des surréalistes

Les Mercredis de Montévidéo : Ryoko Sekiguchi + Amandine André

Mercredi 04 Mai, aux Mercredis de Montevideo rencontre de deux écritures. La voix sombre de Ryoko Sekiguchi (Editions P.O.L) et De la destruction d’Amandine André ( Editions Al Dante). Lectures + entretiens.

De la destruction (extrait)

par Amandine André
Extrait De la destruction, ouvrage à paraître aux éditions Al Dante.
entre dans la pièce il. Regarde lui. Entre dans la pièce lui il. Se tient face sourit se contracte il. S'avance sont dans la pièce maintenant sont sous la lumière ampoule lui il. Dans ce temps de ténèbres.

Verticale Torve. De lumpen

A propos de la danse de Volmir Cordeiro. Texte + entretien.

Trio A

Trio A, d'Yvonne Rainer a été créé en 1966 et était intitulé L’esprit est un muscle-Première partie.
Il s’agit à l’origine d’un film en 16 mm transféré sur vidéo, qui a été réalisé en 1978.

D’elle, la langue monstrueuse et irréconciliée

Naissance de la gueule d'A-C Hello paru aux éditions Al Dante est un texte hybride, mêlant roman et poésie pour n'être ni roman ni prose ni poème mais machine récitante activant une trame narrative faite de ligne centrifuges et centripètes pour à la toute fin transformer la trame en amas sonore.
par Amandine André

La nuit

Pièce radiophonique
Texte : Amandine André
Réalisation : Emmanuel Moreira.
la nuit ne chute pas, la nuit n'a jamais fait que passer, la nuit n'est qu'un moment et un moment ne chute pas, il ne fait que passer

Visages. Exercice IX

Est ce qui d’elle n’est pas elle est ce qui de l’autre est pris en elle suffoque l’autre en elle brûle les yeux retire la vue se désintègre au toucher ne touche plus est ce qui d’elle n’est plus elle
par Amandine André

Quelque chose. Exercice V

Il y a quelque chose dans ton corps dans ton corps quelque chose il y a quelque chose dans ton corps que mon corps que ton corps et mon corps quelque chose de ton corps qui me frappe au visage quelque chose que je cherche que je ne pensais pas chercher que je trouve pourtant et que je vois et qui me cingle le visage
par Amandine André

Imprécations. Exercice IV

par Amandine André
Car je ne peux ignorer le mal qui se propage sur le muscle de la langue. Je ne peux ignorer la langue mauvaise et viciée. Car je ne peux ignorer ma maladie. Car langue malade et mains mauvaises commettent ensemble. Car l'une l'autre se courbe à l'une l'autre, ne se sépare pas. Car je ne peux ignorer que j'y mets tout le mal de moi. Car je ne vis pas sans ignorer ce qui de moi est mal.

21h12

par Amandine André
Il est 21h12 et ai l'impression que quelque chose de la langue m'a traversée par la vitre. Que je suis passée dans la fiction. Que suis allée vers là où il est difficile de revenir. Ne sais plus alors comment je suis, si tu existes. Tu m'a peut-être oubliée dans tous ces mots.

Die Nacht ist noch zu wenig Nacht

Quand tu m'écris, tu ne m'écris pas. Le malheur de ce que tu m'écris est que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris il n'y a pas pour moi de plus grand malheur que de lire que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, pour mon plus grand malheur, tu m'écris pour ce malheur, celui qui fait que tu ne m'écris pas. Quand tu m'écris, tu écris et je lis que tu écris. Que ce que tu écris et qui était pourtant fait pour moi fait ce grand malheur qu'à la toute fin tu ne m'écris pas. Peut-être voulais-tu m'écrire et pensais-tu me répondre et pensais-tu que c'était à moi que tu écrivais. Or tout le malheur est là quand tu m'écris tu ne m'écris pas tu écris.

Tout ce que tu ne m’écris plus

Tout ce que tu ne m'écris plus, je l'invente
Tout ce que tu ne m'écris plus, je l'écris
Tout ce que tu me retires, je m'y loge
...

texte : Amandine André

Renverse (II)

Extrait d’un récit à venir, Renverse.
par Amandine André

la cendre et l'air unifiés, c'est pour cela que je suis venu et que je vais encore venir et te poussant te voilà adossée au mur gris dans lequel reste encore un bleu ancien, le poids des épaules descend dans le bassin et t'abaisse un peu plus vers le sol

combien de temps met un corps pour atteindre le sol quand il chute depuis je ne sais pas combien de haut

Par Florent Draux, en écho à Temps de travail, une performance de Fabienne Létang. Manifesten (éditions Al Dante), revue Attaques, aux Grands Terrains, 21 septembre 2012 à Marseille. Texte suivi des enregistrements vidéos des lectures d'Amandine André & d'Oscarine Bosquet et Jérôme Bertin.

(Des)incarnat(s)

Pièce chorégraphique de Bernardo Montet
Texte : Amandine André

Renverse (I)

Extrait d'un récit à venir, Renverse.
par Amandine André

Plongée

A propos de Plongée, une fiction chorégraphique de Vincent Dupont, par Amandine André

« Qu'est-ce qu'une vision? L'image d'un mort qui passe involontairement à un vivant.
Qu'est-ce qu'une figure? La vision gardée par un vivant et re-gardée par un tiers (le témoin du mort-vivant). »

Cercle des chiens. Exercice III

par Amandine André

Chiens. Chiens dans la tête. Chiens dehors. Chiens. Dans la bouche dévorent chair. Chiens. Dans la tête tournent et hurlent. Chiens. Dans la tête ne reposent pas la tête. Chiens. Tournent et chiens fouillent et chiens gardent. Chiens dans la tête bouffent. Plus de silence.
... lire la suite

Club sandwich

Série de 17 photographies d'Alessandra d'Urso
/////////
« car la beauté commence comme la terreur :
à peine supportable... »

Tiergarten

Réalisation : Emmanuel Moreira sur une commande de Sans Canal Fixe.
(sous titre Bobby) - pièce sonore
La pièce doit son sujet au choix du lieu dans lequel a été diffusée la création sonore : le jardin botanique de Tours. Bobby n'est autre que le fameux phoque, ancien habitant des jardins. La pièce tourne donc autour de l'histoire muette de l'animal qui se mêle au fur et à mesure au tout autre, à toute les histoires. Une histoire qui pousse à travers ce phoque et charrie toute sorte de voix. Bobby n'est que la forme passagère de ce que nous n'entendons pas.

il fallait qu’elle soit défaite à ce point là.

par Amandine André
il fallait qu'elle soit défaite à ce point là. Que rien ne la relève. C'est à ce point là, défaite, que rien ne la relèvera. Au sol ainsi pour que rien ne puisse plus la relever. Au sol aussi. Il fallait que tout et tous lui soit passé dessus pour qu'à ce point là. ... lire la suite