© Charlotte Imbault

Les Voix du désir

L’oral a contaminé l’écrit, mais c’est l’oral écrit sans le texte que l’on entend ici.

Les Voix du désir ont commencé par être un texte fragmenté, monté à partir de phrases prononcées par quinze personnes différentes, venant constituer un plurilogue coloré, séquencé en cinq parties. Le 15 juin 2015, sur une invitation de la revue A bras le corps, elles ont été mises en forme par Lionel Catelan sur l’un des murs des Laboratoires d’Aubervilliers. À ce jour, les voix ont pris de nouvelles voix. Les nouvelles, orales, ont lues les initiales, écrites, provoquant transformations et chutes de mots, répétitions et interrogations du sens.

Charlotte Imbault

 
Épisode 1. Tentatives incertaines


Épisode 2. Être non défini

Épisode 3. Mécanique ondulatoire

Épisode 4. Je singulier

Épisode 5. Relation plurielle

 

Avec les voix de Corisande Bonnin, Mathieu Bouvier, Charles Chemin, Sherwood Chen, Coline Garré, Alice Gervais-Ragu, Rémy Héritier, Meghedi Simonian, Geoffroy Vernin et Nicolas Villodre
D’après les mots de Baptiste, Camilla, Camille, Catherine, Cécile, Claire, Coline, Colyne, Jeannette, Liz, Lucie, Marie Juliette, Thomas, Viviana et Yvan
Conception et montage : Charlotte Imbault

 
 

/////////////// Autres documents

© Image Alice LewisTout ce que tu ne m’écris plus

Tout ce que tu ne m’écris plus, je l’invente / Tout ce que tu ne m’écris plus, je l’écris /Tout ce que tu me retires, je m’y loge / Et je fais et défais ton visage à volonté / selon les angles d’attaques ou d’ancrages

texte : Amandine André
pièce sonore : Emmanuel Moreira
 
acoeurvaillantondiraitlauroreÀ cœurs vaillants (on dirait l’aurore)

Une pièce sonore de Muriel Combes

La présente pièce vocale a été écrite, de manière solitaire, pendant l’année 2005. À l’origine de ce texte, il y avait un désir de partager des questions et quelques débuts de réponses quant à ce qu’il pourrait en être de l’amour, et aussi du communisme. Il y avait aussi une fatigue d’un certain type d’écriture, que l’on pourrait dire universitaire, et un désir de donner à entendre certaines choses écrites, endormies dans des livres, comme si des amis nous parlaient au creux de l’oreille ou du cœur.

 

© Image Nathalie Blanchard.« chanson … »

Pièce radiophonique. Une seule prise de son chuchoté, la voix presque pressée par le temps, cette pièce a pu être enregistrée sur le lieu de travail, un hôtel par exemple, à un moment où il fallait être à son poste et que l’empressement soudain d’aller dire a fait que le poste a été déserté. Cela aurait donc lieu dans un recoin de l’hôtel à l’heure où l’employé devait réceptionner les clients, les appels téléphoniques, encaisser, vérifier le linge, regarder les mails. Tout cela donc les clients, les mails, le linge fuis pour un endroit suffisamment en retrait pour y faire résonner le bouillonnement de la tête surchauffée. Une chambre qui vient juste d’être quittée, par exemple, c’est ici que commence et se termine la dérobade. Peut-être après les mails, le linge, les clients, pour l’instant ce n’est ni le moment ni le sujet.
Pièce sonore de Florent Draux