Archives de la catégorie : littérature

sylvie est un nom propre et commun

par Frédérique Guetat Liviani
" d’ici quelques jours on ne verra plus ce qui se passe derrière le mur l’abattage des arbres comme celui des poules des veaux des porcs sera soustrait à nos regards ...

Journal de Corée

par Etienne Michelet

09.07
Arrivée à Incheon.
Depuis l’avion,
les mêmes îles, encore
et cette impression

de revenir à chaque fois
dans un paysage intime.

Écrire dans les soulèvements, Eric Vuillard

Eric Vuillard est écrivain. Il écrit l'Histoire avec les moyens de la littérature. Prix Goncourt pour l'ouvrage l'Ordre du jour, il publie La guerre des pauvres, aux éditions Actes Sud. La guerre des pauvres est une histoire inachevée et en cela, elle nous requiert. Entretien radiophonique avec Eric Vuillard, enregistrée dans les sutdios de Radio Cause Commune à Paris.

moi, bourgeois d’élevage

moi, bourgeois d’élevage, je soutiens le mouvement des gilets jaunes, absolument. et ce n’est pas facile.
ce n’est pas facile parce qu’éternellement paraissant de cette caste j’éprouve un sentiment d’imposture à me reconnaître dans ce qui, pourtant, depuis des semaines, totalement me rejoint, ou que, plus exactement, totalement je rejoins : un mouvement, une effervescence, un rejet enfin, de la mystification générale

Loto, poème sonore

Amandine André
poème sonore.

Le cow-boy et le poète (Chevauchépris), Anne Kawala & Esther Salmona

par Eric Darsan Chevauchépris c'est un disque. Interprété par Anne Kawala et Esther Salmona sur partition, clé de sol & clé des champs au ceinturon, qui montent le s-/t-on pour t'envoyer mine de rien un tas d'idées po-é/-li-tiques dans la caboche. Entre les deux oreilles/yeux, direct sous le stetson. Pour l(')-/d-ire en deux mots, deux voi-es/-x c’est-à-dire trois : cow-boy, poète, et les deux à la fois.

Lotissements

Par Justin Delareux

On peut ausculter le temps,
Couper l’herbe avec les mains,
Regarder les voitures passer,
Poser des clous sur les routes,
Pour voir les choses s’arrêter,
Faire des puits.

On se donne rendez vous à la butte ou sur le terrain.
On fait des tours, nous parlons, nous mettons le feu.

Vénus

Pierre Chopinaud
Enfant, du pays dont le feu brûlait sous la langue qui faisait, ma mère la parlant, des flammes jaillir de ses lèvres et la faisait dans mon effroi sembler un dragon, je sentis le feu tôt chauffer voluptueusement ma peau lorsque je fus, avant que de marcher, dans lui jeté.

Lire Peau d’Âne

Que Peau d’Âne, avant qu’elle ne devînt celle de Perrault, courait de bouche à oreille sur les places, filait la nuit de nourrice en nourrice et, véritable histoire commune, se buvait comme du petit lait circulant partout.

par Benjamin Fouché

Impossessions primitives (extrait)

par Amandine André
Ce texte a été donné à lire en soutien à la ZAD de Notre Dame des Landes, le Mercredi 20 juin 2018, à Marseille. Impossessions primitives est à paraître chez Pariah éditions.

Météore Inclément

Rendre le monde alien pour faire en sorte que la Terre révèle toute sa dimension étrangère réprimée : dans la poésie d’Alexander, l’image ne réunifie pas, mais acère l’aventure du passage. Passage freiné à mort, obstrué par la « surveillance d’État » et « l'engloutissement des Fédérations alien ».

Les Mercredis De Montevideo : Noémi Lefebvre, poétique de l’emploi

Noémi Lefebvre écrit des livres. De la littérature. Aux éditions Verticales.
Mercredi 2 mai elle était invitée à Montévidéo pour une lecture de Poétique de l'emploi. Lecture suivie d’une discussion.
Entretien : Emmanuel Moreira

La planche comme poème. À propos de Déséblouir de Jean-Pierre Marquet.

Par Lambert Clet.
Le dispositif est inébranlable. En haut de la planche format A3, l'inscription « Autofictions », une date. Un peu plus bas, un titre, suivi d'une recherche plastique : parfois, de simples esquisses, souvent, des assemblages complexes de matériaux, de pratiques. En pied de page, deux notations. Par exemple celles-ci : 1) C'est où et quand et pourquoi commencer ? / 2) La planche est le lieu de tous les tâtonnements, de toutes les approximations et de tous les errements, et non la recherche d'une forme de régularité ou de récurrence.

Les morts solitaires de Mizoguchi Kenji

par Nathanaël
Faire le vide.
Si je m’arrête sur une seule phrase comme sur une image, en vidant la feuille des signes devenus soudain superflus, ou bien se propulsant comme un courant, en écartant le cadre justement d’une convention philosophique, ce qui m’est donné, à moi comme à d’aucuns, (...)

Ceija Stojka, une artiste Rrom dans le siècle

Ceija Stojka (1933 - 2013) est née en Styrie (Autriche) dans une famille de marchand de chevaux Rrom, les Lovara-Roma. Pendant la guerre, toute sa famille fut déportée dans plusieurs campas de concentration. Rescapée avec sa mère et quatre de ses frères et sœurs, elle entame un travail d’écriture dans les années 1980 et de peinture qui retrace son parcours avant et après guerre.

Les Mercredis De Montevideo : Gaëlle Obiégly

Gaëlle Obiégly écrit des livres. De la littérature. Aux éditions Verticales, elle a dernièrement publiée N’être personne, Mon prochain et le Musée des valeurs sentimentales.
Mercredi 7 février elle était invité à Montévidéo pour une lecture de N’être personne suivie d’une discussion.
Entretien : Emmanuel Moreira

Par là, nous sommes des chevaux

Un jour est venu le mot vent, il a emporté avec lui les déterminations, apparaissait l’avenir.
par Sacha Steurer

Les voix de Claude Favre

Claude Favre écrit et performe des textes de facture littéraire et poétique. Nous lui avons proposé de nous lire, en studio, quelques fragments de textes. Entre les lectures, se tisse des fragments de conversations.

Poreuse, Juliette Mézenc

par Eric Darsan
Poreuse, perméable, comme criblée, passée au crible. De l'émotion et de la raison. Des questions qui surgissent et qui font. Que l'on se pose, s'interroge ou non, sur ce qui arrive. Que l'on cherche, trouve ou non, une cohérence. Que l'on troue le réel jusqu'à le rendre transparent, comme si la transparence était synonyme de vérité.

Salle d’embarquement.

Extrait d'un récit à paraître en septembre 2017 aux éditions de L'attente, par Jérôme Game

Adolorée

par Pierre Chopinaud
Je marchais la nuit pour des soldats ne pas être pris et certains parfois le jour me voyant me faisait une place dans leur paille pour me reposer. Puis mon genou a commencé de me faire souffrir et j’ai du boiter jusqu’à la mer des jours durant en oubliant la souffrance. J’ai longtemps dormi au bord de l’eau comme j’avais atteint la mer jusqu’à trouver d’inconnus le bateau qui fuyait les massacres. Mais ils m’ont laissé là loin du pays où étaient les miens et vers eux encore longtemps sans rien il me faudra marcher ! 

Post Mortem Ante Facto

Chaque matin c'est le constat amer d'une vie ou la réalité à la dent dure.
Nox.