Archives de la catégorie : pensées

Brouillards toxiques : un air, un corps, une nation.

Entretien radiophonique avec Alexis Zimmer, à propos de l'ouvrage Brouillards Toxiques, publié aux éditions Zones Sensibles
Décembre 1930. Vallée de la Meuse. Brouillard. Odeur âpre qui brûle la gorge. Suffocations. Décès. 61 Morts. La Vallée est industrielle. L'une des plus industrialisée d'Europe. 1897, maladie du brouillard. 1902, maladie du brouillard. L'odorat et les poumons des habitants protestent à leur façon contre les conclusions qui innocentent les usines.

Emanuele Coccia, le monde a la consistance d’une atmosphère

L’entretien avec Emanuele Coccia s’articule à partir de la lecture de La vie des plantes, une métaphysique du mélange. S’intéresser aux plantes c’est décrire un mode d’être-au-monde radicale. En cela que les plantes n’entretiennent aucune relation sélective avec ce qui les entoure. L’être-au-monde des plante est une immersion. Elles transforment ce qu’elles touchent en vie. Elles font de la matière, de l’air, de la lumière solaire, un monde. « La vie des plantes est une cosmogonie en acte ». Être, ici, signifie faire monde et tout organisme vivant est l’invention d’une manière de produire le monde.

L’amalgame est hétérogène et solide.

Nouvelles extrêmes droites amalgamées
par Sophie Wahnich

A la ZAD de NDDL, à toutes les autres ZAD, aux cortèges de tête,…

par Elsa Dorlin
Aucune vie n’est aujourd’hui épargnée par le néolibéralisme dont l’Etat sécuritaire est juste le capo ou le manager. Résister équivaut aujourd’hui à cette myriade de pratiques vitales où la « vie » doit être entendue dans ce qu’elle a de plus prosaïque. Résister signifie rester en vie.

( )TOO

Chère Amandine,
Tu m’as demandé si j’accepterais d’écrire quelque chose au sujet d’une performance de Yoko Ono, Cut Piece, qui a eu lieu pour la première fois en 1964. Tu m’as envoyé un lien permettant d’assister à plus de neuf minutes de cette performance : on peut voir l’artiste presqu’immobile, impassible, tandis que les membres du public, un par un, sont autorisés à couper et emporter une partie de ses vêtements. Pour le coup, j’accepte volontiers d’essayer d’écrire quelque chose à propos de cette performance, car je me demande bien ce qu’il s’agit de couper et d’emporter, de prendre – ou de donner. (...) par Frédéric Neyrat

Alain Badiou, révoltes logiques. Entretien

Nous avons voulu revenir avec le philosophe sur le rapport qu’entretien la philosophie à la politique. Puis, dans un second temps, cartographier le bloc des subjectivités conservatrices et fascistes, produit du capitalisme contemporain et enfin sur quelques éléments qu'il considère indispensable, pour un mouvement politique révolutionnaire.

La Horde d’or (Italie 1968-1977)

La parution en février 2017 de la première traduction française de la Horde d’or – livre en constante réimpression depuis sa première édition en Italie, en 1988 – est un événement considérable, et cela à tout point de vue : politique, existentiel, théorique, textuel, narratif, documentaire, stratégique, etc.
notes de lecture par Stéphanie Eligert

Elsa Dorlin, se défendre. Une philosophie de la violence

Se défendre. Une philosophie de la violence, d'Elsa Dorlin est à la fois la généalogie d'un dispositif de pouvoir qui légitime la défense pour certain-e-s et l'interdit pour d'autres et une histoire des tactiques défensives des corps tenus dans la violence.
Entretien radiophonique

Marx indigène. Un devenir-terrien du communisme

Par Dalie Giroux
Ce que je vous présente ici vise à évoquer quelques éléments d’une enquête en cours portant sur la cohabitation des dépossessions dans l’espace-temps capitaliste, en portant une attention particulière aux apprentissages (reprenant le terme d’Isabelle Stengers, qui oppose apprentissage à prise de conscience) liés à l’occurrence des luttes indigènes nord-américaines dans le continuum des pratiques de résistance contemporaine.

Style. Critique de nos formes de vie. Entretien avec Marielle Macé.

Une vie vécue est inséparable de ses formes, de ses modalités, de ses régimes, de ses gestes, de ses façons, de ses allures… qui sont déjà des idées. Les formes de vies ne sont jamais des objets, ce sont toujours des raisons, des motifs : raisons de vivre, motif à être, raison d’agir.
Style. Critique de nos formes de vie. Éditions Gallimard.

Marie José Mondzain, confiscation du mot Radicalité

La radicalité c’est à la fois et la révolté et le désir et non comme on l’entends aujourd’hui : la révolte et l’asservissement. La radicalité c’est tout le contraire de l’asservissement. C’est une énergie politique qui libère.