l’été, et jusqu’au 2 septembre Réverbération reprend 8 documents sonores de ses sélections précédentes.

« Good morning, Vietnam »
à partir de cinquante heures d’enregistrement par Claude Johner, au Vietnam
Réalisation : Janine Antoine
Production : Alain Trutat, ACR France Culture, 1972

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L’homme au magnétophone ou l’analyste en question
Jean-Jacques Abrahams, 1967

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Le Temps qu’il faut
Ambroise Cousin
Documentaire – Créadoc 2019

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Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978
ACR / France Culture, 25 février 1979
Un essai radiophonique de Georges Perec
réalisation Nicole Pascot

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Visage interdit, figure détruite – Une histoire d’amour
pièce radiophonique de Richard Kalisz, 2009
documentaire autobiographique d’une durée de près de dix heures, en 33 chapitres

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Adèle et Hadrien (le livre des vacances)
Lionel Marchetti, 2007

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Un micro au tribunal
une série documentaire de Pascale Pascariello
Médiapart, juin 2019

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Marseille sur écoute
Trois enquêtes
Arte Radio / Radio Grenouille, 2009


Film – Odin´s Shield Maiden de Guy Maddin


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« Good morning, Vietnam »

Réalisé en 1972
à partir de cinquante heures d’enregistrement par Claude Johner, au Vietnam
Réalisation : Janine Antoine
Production : Alain Trutat, ACR France Culture

Au début des années 70, le photographe de guerre Claude Johner (Associated Press, Gamma, New York Times) revient de Saigon transmué en audio-reporter. Il confie cinquante heures de son à Janine Antoine et Alain Trutat de France Culture. En variant les focales de son écoute comme il le ferait de son zoom photographique, Johner a enregistré sans fil directeur apparent, au fil de ses pérégrinations. Sa palette se révèle d’une richesse enviable : intérieur/extérieur, bars et cimetières, dialogues et martèlement des armes, chants et jingles radio, bruits infinitésimaux et séismes sonores… Johner s’est intéressé aussi bien aux GI’s qu’aux Vietnamiens, au déploiement multidimensionnel de la machine de guerre états-unienne qu’à son impact sur les populations locales. Ce matériau proliférant est élagué par l’équipe de France Culture et reconfiguré dans un format de 80 minutes. (Extrait du site syntone.fr, Pascal Mouneyres.)

L’homme au magnétophone ou l’analyste en question

Jean-Jacques Abrahams, 1967

Jean-Jacques Abrahams qui avait été en analyse de 14 à 28 ans, sans faire de progrès, est venu à sa dernière séance avec un enregistreur et a réclamé des comptes. Cela lui vaudra d’être interné. Le texte seul est d’abord paru dans « Les temps modernes » en 1969 puis Gilles Deleuze a récupéré l’enregistrement et l’a fait écouter à ses élèves avant de le proposer à « L’atelier de création radiophonique » en 1972.

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Le Temps qu’il faut

Ambroise Cousin
Documentaire – Créadoc 2019

Mathieu s’est installé au sein de l’exploitation viticole familiale en Charente. Une route sépare le foyer du lieu de travail, symbole de la porosité entre l’intime et le labeur quotidien. Le documentaire s’attache à faire entendre les rapports de trois générations liées par le travail.

Tentative de description de choses vues au carrefour Mabillon le 19 mai 1978

ACR / France Culture, 25 février 1979
Un essai radiophonique de Georges Perec
réalisation Nicole Pascot

Ce que fait Jules Verne, ce qui me fascine chez lui, c’est que c’est le seul écrivain, je pense, enfin après Rabelais, qui soit capable de donner pendant cinq pages des noms de poissons sans que ce soit ennuyeux… enfin, il y a des gens qui trouvent ça très ennuyeux, moi je trouve ça fascinant. Ce sont les mots qui créent cette histoire, qui suscitent l’histoire. (Georges Perec)

Installé le 19 mai 1978 dans un car studio au carrefour Mabillon à Paris, Perec va décrire pendant plus de six heures le spectacle de la rue. Le résultat subira une double transformation par la suppression de certaines séquences et l’adjonction de fragments d’inventaires lus par Claude Piéplu.

Visage interdit, figure détruite – Une histoire d’amour

pièce radiophonique de Richard Kalisz, 2009
documentaire autobiographique d’une durée de près de dix heures, en 33 chapitres

01 - Prologue - Petites annonces 3'55
02 - Remonter la pente  14'54
03 - Je suis dans la merde  17'40
04 - La cuisson des pommes de terre  29'18
05 - Je suis un artiste, moi  28'51
06 - Ça passera bien à la radio  14'06
07 - Je ne suis pas un pédé  22'55
08 - Une vie nouvelle  12'06
09 - Il y a toujours une première fois  24'59
10 - Un tour de quartier  18'51
11 - Je n’avais pas le choix 38'36
12 - Envie de pleurer  12'44
13 - En fumant le narguilé  12'20
14 - L’impossible amour  18'47
15 - À visage découvert  38'55
16 - Noir c’est noir  12'42
17 - À la mer, je vais être heureux  12'39
18 - La peur de l’autre  19'32
19 - Les larmes aux yeux  13'58
20 - Une histoire de famille  21'52
21 - Mon royaume pour une voiture  15'07
22 - On va se pardonner 14,13
23 - Sur la tête de ma mère  17'34
24 - Des fleurs royales  15'44
25 - Comme Dalida  15'32
26 - Questions sans réponses  6'39
27 - La place du micheton  16'34
28 - Je suis venu te dire que je m’en vais  16'30
29 - La loi du désir  27'58
30 - Une dernière cigarette  19'07
31 - Série noire  15'03
32 - Le trac de la vie  28'29
33 - Visage perdu – les mots de la fin  8'44

« À l’origine, il était question d’un documentaire sur la prostitution masculine. Plus exactement sur la relation prostitués-clients.
Mais je cherchais les voies de la création où l’auteur ne se situe pas au-dessus des personnes qui témoignent. Une œuvre où les êtres rencontrés nous deviennent personnages, où l’auteur se dévoile tout autant.
Il advient alors qu’une histoire singulière se tisse dans le déroulement des enregistrements. Et je ne me suis pas interdit de la vivre totalement, tout en la captant.
Fiction, documentaire ou effet de vérité ? Toutes choses rapportées ici sont vraies. Mais comme on sait, il s’agit de communiquer comment sont vraiment les choses. Ce qui, en général, est de l’ordre de la narration fictionnelle.
Il y a donc plus qu’une parole en situation : en un vertige dangereux et douloureux, elle est née des situations vécues par l’un et par l’autre. Se déroulant comme une histoire, il advient pourtant que rien n’est écrit.
La plupart du temps, les prostitués cachent leur visage lors d’interviews et dans leurs annonces (la concurrence via Internet commence à changer la donne). Mais, quoi qu’il en soit, se sont des corps sans tête.
D’ailleurs, le client exige un rapport direct au sexe, au corps morcelé, vendu comme marchandise. Un visage qui s’exprimerait rendrait l’achat improbable. Dans l’acte sexuel, le sujet reste sans histoire et sans humanité. L’affectif doit être nié. C’est si vrai que le baiser sur la bouche est pratiquement exclu. Paradoxalement, le plaisir du client repose sur cette négation.
À terme, les figures sont détruites, au propre comme au figuré, car on ne sort pas indemne du sacrifice de son visage et d’une double vie : on s’y brûle les ailes.
Mais il n’y a d’important que ce qui est nécessaire d’entendre, non de ce qu’il y aurait à voir : la voix, oui, le visage, non.
Ni caméra cachée, ni voyeurisme. Un micro rivé au corps, au plus près de la respiration et se déplaçant en même temps que l’auteur.
En sous-titre, “une histoire d’amour” : malgré la négation obligatoire, un lien passionnel conflictuel, brouillé, ambigu et empoisonné par l’exigence financière, s’empare des corps et des esprits. Progressivement, il s’agit d’une lutte pour la recomposition du visage. Et, par un étrange coup de dés qui “jamais n’abolit le hasard”, comme les protagonistes sont, l’un d’origine maghrébine, l’autre juif, les significations se multiplient, car dans la culture musulmane (autrefois dans la culture juive également) la représentation du visage est restée problématique.
Cette saga du désir et de l’intime, dans un mélange indissociable de ruses, de vérité, de comédie ou de déchirements tragiques, livre une histoire balbutiante, comme la vie même : rêve fragile et cauchemar. Se déployant dans sa crudité et son romanesque lucide, cette “mise en scène” sonore où le créateur même se retrouve mis en question, se joue, sans jeu, sans comédiens, sans préméditation et dans le défi constant aux convenances.
Le prostitué et son client ? Les plus grands auteurs en ont parlé, c’est vrai. Mais pas moi.
Et il ne s’agit pas de littérature. »
Richard Kalisz

Adèle et Hadrien (le livre des vacances)

Lionel Marchetti, 2007

Où vont tous les mots qui ont été prononcés (s’ils ne sont pas enregistrés, ce qui est possible depuis 1877) ? Physiquement parlant, ils ne vont nulle part, ils se dissolvent. En même temps, il nous semble qu’ils continuent d’exister quelque part et tournent, dans une éternité, comme des ronds de fumée. Le son émis par une voix d’enfant est un ébranlement de l’air minuscule, mais une force de vie. Adèle et Hadrien met en relation deux de ces petites voix avec l’étendue du cosmos, qui existe par une rumeur à la fois lointaine et présente. Deux enfants parlent, peu importe s’ils se parlent. Le son de la musique concrète, le son des voix sans l’image nous délivre du psychologisme du cinéma, lequel nous fait chercher dans les images et les visages, le contenu des âmes, le sens des paroles, et les relations entre les personnages. Ici, les enfants parlent, et autour d’eux les mots qu’ils disent se propagent, ils leurs échappent, les mots rêvent.
Michel Chion

Livre 1

Livre 2

Pour Adèle, Hadrien et Aurélia
Commande de l’INA-GRM (Paris) réalisée dans ses studios et les studios du compositeur
Composition musicale, conception et réalisation sonore, tournages sonores, en Corse, en Bourgogne, en Provence, dans les Alpes et dans les studios du compositeur et de l’INA/GRM : Lionel Marchetti – 1997/2007
Musique instrumentale additive composée par Olivier Capparos et librement arrangée par Lionel Marchetti

Distribution :
Les enfants : Adèle Marchetti, Hadrien Calaudi et Aurélia Calaudi ainsi que : Elisa Bremeersch, Valentine Bremeersch, Anna Prudhomme
Participation vocale et/ou chantée de (par ordre d’apparition) :
Frédéric Bremeersch, Véronique Bettencourt, Roger Marchetti,
Pierre Bettencourt, Monique Apple, Hélène Bettencourt,
Elisabeth Bettencourt, Rocco Calaudi, Véronique Marchetti &
Lionel Marchetti
Autres présences et chants d’enfants (par ordre d’apparition) :
Mathieu Bayol, Laura Bayol, Jordan, Sarah Théodon, Matta Caire, Alphonse Caire
Les musiciens interprètes pour les compositions d’Olivier Capparos :
(Enregistrements Radio France)
Violon : Dan Warburton
Violoncelle : Laurent Hovenherz
Piano : Sophie Agnel
Flutes traversières : Isabelle Hureau
Clarinette : Guillaume Humery
Percussions : Olivier Capparos
Les 4 interludes sont les Variations sur Rondo de lie
compositions de Olivier Capparos
interprétés au violon par Mathieu Werchowski

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Un micro au tribunal

une série documentaire de Pascale Pascariello
Médiapart, juin 2019

Comment se déroule une audience avec un juge pour enfants, un juge des tutelles, une comparution immédiate ? Découvrez-le dans notre série de treize épisodes, où la justice du quotidien est mise à nu de façon inédite.

«À 16 ans, je dormais dans les issues de secours»

Tribunal pour enfants de Nanterre, juin 2018. Sara, 18 ans, comparaît pour trafic de stupéfiants. Les faits remontent à deux ans. Elle vivait alors dans la rue. Durant l’audience, son éducatrice témoigne de la volonté qu’elle a de s’en sortir et demande aux juges qu’elle soit placée sous protection judiciaire, n’ayant personne sur qui compter.

«Faute de place en foyer, Jean, 17 ans, reste en détention»

Tribunal pour enfants de Nanterre, mai 2018. En détention, Jean, 17 ans, aurait dû sortir il y a deux mois. Mais les foyers rechignent à accueillir ce mineur qui souffre d’hyperactivité. Il se présente menotté au tribunal où il va être jugé notamment pour des casses dans des parkings.

«Éric, 12 ans, est en danger à son domicile»

Tribunal pour enfants de Nanterre, mai 2018. Éric, 12 ans, vit chez sa mère. La juge le reçoit avec ses parents qui viennent de divorcer. Un rapport de l’éducateur signale que le mineur encourt des dangers au domicile maternel. La juge va devoir prendre une décision qu’elle annoncera en cours d’audience, sans avoir pu y préparer la famille, faute de temps.

«Mon frère et moi, nous vivons dans l’illégalité»

Tribunal pour enfants de Nanterre, mai 2018. Depuis le décès de leur mère, il y a un an, Marie, 31 ans, veille sur son frère, Keny, 12 ans. Le père de Keny étant pour la plupart du temps aux abonnés absents, c’est Marie gère le quotidien, mais dans l’illégalité. Elle est reçue par la juge pour enfants pour que soit trouvée une solution.

«J’ai 14 ans et j’ai répondu à mes pulsions»

Tribunal pour enfants de Nanterre, mai 2018. Sofiane, 14 ans, vient de sortir de garde à vue et va être présenté à la juge pour enfants. Une jeune fille de 13 ans lui a pratiqué une fellation tandis qu’un de ses amis filmait la scène pour la diffuser sur les réseaux sociaux.

«Je ne fume que deux joints par jour»

Tribunal pour enfants de Nanterre, mai 2018. Mathieu, 17 ans, est dépendant du cannabis. Ses parents ont sollicité la juge pour qu’il soit suivi par un éducateur. Driss, 17 ans, a conduit un scooter sous l’emprise de stupéfiants. À l’issue de sa garde à vue, il passe devant la juge qui doit décider des suites à donner.

«On n’a pas l’habitude d’écouter les justiciables»

Tribunal d’instance de Pontoise, novembre 2017. Au service d’accueil du tribunal, Laetitia vient solliciter un permis de visite pour voir son mari en détention. Au guichet voisin, Ahmed attend que la greffière retrouve sa demande d’effacement des condamnations de son casier judiciaire. Il vient de créer sa société et la perte de son dossier serait catastrophique pour lui.

«Le juge ne transige pas avec la règle de droit»

Tribunal d’instance de Pontoise, décembre 2017. Pour financer une formation qui s’est révélée être une escroquerie, Laetitia, 24 ans, a contracté un prêt au Crédit lyonnais. La banque a saisi le juge afin qu’elle rembourse le montant du crédit ou soit saisie directement sur son salaire. Laurence passe devant le juge pour un emprunt qu’elle a fait il y a 14 ans. Elle doit 3 000 euros à son créancier et ne sait pas comment elle va pouvoir rembourser une telle somme.

«Une personne va gérer votre budget à votre place»

Tribunal d’instance de Pontoise, décembre 2017. Une femme, la trentaine, est atteinte de troubles psychiatriques qui ont nécessité sa mise sous curatelle renforcée. Au cours de l’audience, elle fait part de ses difficultés à subvenir à ses besoins, avec les 40 euros qui lui sont alloués par semaine. Lors de l’audience suivante, une jeune femme handicapée vient d’hériter de 27 000 euros de la part de son oncle. Son curateur, qui n’est autre que son père, souhaite récupérer l’héritage.

«Un jet d’œuf est un geste violent qui tombe sous le coup de la loi pénale»
Tribunal de grande instance de Nanterre, décembre 2018. Les permanences du parquet sont le début de la chaîne judiciaire. Dans un bureau, plusieurs procureurs prennent les appels des commissariats. Les policiers présentent les cas d’interpellations et demandent la suite à y donner. En décembre, le parquet a décidé de mettre un coup d’arrêt aux manifestations lycéennes. Bilan : un lycéen est poursuivi pour jet d’œuf, un autre pour avoir dit dans un mégaphone : « C’est la révolution, on va tout brûler. »

«C’est un lycéen, une comparution c’est sévère»

Tribunal de grande instance de Nanterre, janvier 2019. Hassan, 18 ans, casier judiciaire vierge, passe en comparution immédiate pour avoir fait passer un chargeur de téléphone et une petite bouteille d’alcool en prison. Le jeune est terrorisé.

«Il est 23 heures et miracle, le tribunal revient!»

Tribunal de grande instance de Nanterre, janvier 2018. Yanis, 39 ans, a été arrêté pour trafic de stupéfiants. Placé en foyer suite au décès de son père, il est tombé dans la délinquance et fait depuis des allers-retours en prison. Il dénonce le manque de moyens de la justice et des services de réinsertion. Il est 23 heures, il va passer en comparution immédiate. Les magistrats cachent difficilement leur fatigue. Les avocats s’insurgent contre cette justice expéditive.

«Il comparaît pour avoir volé 12 euros d’essence»

Tribunal de grande instance de Nanterre, février 2019. Amin passe en comparution immédiate pour avoir volé 12 euros d’essence afin de se rendre à son travail. Plus tard dans la journée, Saïd, Djamil et un autre prévenu comparaissent pour un cambriolage. En cours d’audience, Djamil, assisté d’un interprète, peine à donner son adresse, ce qui provoque plaisanteries et rires de la procureure.

Marseille sur écoute

Arte Radio / Radio Grenouille, 2009

Par Anouk Batard, Mehdi Ahoudig & Olivier Apprill
Mises en ondes & mixage : Arnaud Forest, Samuel Hirsch
Trois auteurs-journalistes-preneurs de son. Sept mois d’enquêtes. Des dizaines de personnes rencontrées. Des portes qui claquent et d’autres qui s’ouvrent. Des militants, des vieux et des minots. Des petits chiens et des gros rats. Sans commentaire, mais non sans point de vue, trois documentaires sonores sur une ville en mutation et des vies en résistance.


Qui a vendu la République ? • 40 min
Réalisation : OLIVIER APPRILL
Symbole du nouveau visage voulu pour le centre-ville, la populaire rue de la République est vidée de ses habitants pour être reliftée et revendue. De boutiques obscures en appartement-témoin, visite guidée de l’avenir en chantier.


Qui a brûlé le Soleil ? • 34 min
Réalisation : ANOUK BATARD
Le marché du Soleil, marché traditionnel de la communauté maghrébine, a brûlé. On proteste. On accuse. On se défend. On manifeste. Sur les cendres encore chaudes, s’élabore une parole politique et vivante, rebelle et joyeuse.


Qui a connu Lolita ? • 50 min
Réalisation : MEHDI AHOUDIG
Le 20 janvier 2009, Lolita et ses deux enfants sont retrouvés morts dans leur appartement du quartier Saint-Pierre (5e arrdt). Ce drame fait la une des médias nationaux pendant quelques heures. En consacrant plusieurs mois à l’enquête, la radio dépasse le fait divers et fait entendre la richesse et les contradictions d’un quartier, d’une ville, d’un destin.