{"id":240,"date":"2022-12-26T12:10:00","date_gmt":"2022-12-26T11:10:00","guid":{"rendered":"https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/?p=240"},"modified":"2023-08-02T15:18:22","modified_gmt":"2023-08-02T13:18:22","slug":"il-faut-sarreter","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/index.php\/2022\/12\/26\/il-faut-sarreter\/","title":{"rendered":"\u00ab Il faut s\u2019arr\u00eater \u00bb"},"content":{"rendered":"\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"2024\" height=\"1178\" src=\"https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-2024x1178.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-242\" srcset=\"https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-2024x1178.jpg 2024w, https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-300x175.jpg 300w, https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-768x447.jpg 768w, https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-1536x894.jpg 1536w, https:\/\/laviemanifeste.com\/merciercamierisidore\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/le-camion-scaled-e1672048348312-2048x1192.jpg 2048w\" sizes=\"auto, (max-width: 2024px) 100vw, 2024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Comme il nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de nous pencher sur la lettre \u00e0 Chanut, r\u00e9dig\u00e9e par Ren\u00e9 Descartes le 6 juin 1647 \u2013 lettre faite pour rassurer la reine de Su\u00e8de du d\u00e9sordre th\u00e9ologico- philosophique sem\u00e9 par Descartes \u2013 nous vous donnons \u00e0 lire ce que nous y avons trouv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">L\u2019un des enjeux de la lettre se tient dans l\u2019usage du terme d\u2019<em>ind\u00e9fini<\/em>, que Descartes distingue de celui d\u2019<em>infini<\/em>, employ\u00e9 par des th\u00e9ologiens et docteurs tels que Nicolas de Cues. Ce dernier fut l\u2019un des premiers th\u00e9ologiens \u00e0 mettre en perspective une cosmologie nouvelle, en rupture avec la <em>Physique \u2013 <\/em>h\u00e9rit\u00e9e d\u2019Aristote \u2013 laquelle fut jusque l\u00e0 pr\u00e9gnante dans l\u2019histoire de la scolastique m\u00e9di\u00e9vale. De mani\u00e8re \u00e0 \u00e9lucider ce point avec assez de pr\u00e9cision, nous nous devons de rappeler la conception aristot\u00e9licienne de l\u2019infini qui soul\u00e8ve la question de la <em>borne<\/em>, pos\u00e9e entre fini et infini, \u00e9minemment en question dans la lettre de Descartes.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Selon la conception aristot\u00e9licienne de l\u2019univers, toute chose est d\u00e9termin\u00e9e par un mouvement qui l\u2019ach\u00e8vera. Aristote distingue ainsi ce qui est <em>en puissance <\/em>de ce qui est <em>en acte<\/em>. Car, de fait, une graine, chose en puissance donc virtuelle, n\u2019est pas encore accomplie, mais sa mati\u00e8re appelle une certaine forme qui d\u00e9terminera son devenir. La graine se r\u00e9alise en acte comme arbre, et cet ach\u00e8vement s\u2019av\u00e8re \u00eatre l\u2019accomplissement de sa nature propre. Ainsi, l\u2019arbre, r\u00e9alisant la nature de la graine et lui donnant forme, est le signe de la fin du mouvement, de son repos. L\u2019univers en sa lecture aristot\u00e9licienne est donc mesur\u00e9 puisque toute chose a une d\u00e9termination propre. Concernant l\u2019infini, il est, selon les dires du Stagirite, r\u00e9serv\u00e9 au domaine des math\u00e9matiques. L\u2019infini est <em>en puissance<\/em>, en tant que tout entier naturel peut-\u00eatre suivi par un autre en un processus prolong\u00e9, donc en un mouvement sans <em>telos <\/em>qui ach\u00e8verait d\u00e9finitivement cette d\u00e9marche. De fait, le philosophe rej\u00e8te l\u2019<em>infini en acte <\/em>puisqu\u2019il supposerait qu\u2019une entit\u00e9 accomplie soit infinie, ce qu\u2019il refuse.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Avec Nicolas de Cues s\u2019op\u00e8re un \u00e9branlement consid\u00e9rable quant \u00e0 la tradition aristot\u00e9licienne, car l\u2019infini est d\u00e9sormais consid\u00e9r\u00e9 comme \u00e9tant contenu dans le fini. Comme le rappelle Descartes dans sa lettre, le Cusain affirme que le monde est infini. Il l\u2019est, en tant que \u00ab Dieu est en tout dans la mesure o\u00f9 tout est en Dieu \u00bb <em>1<\/em>. \u00c0 premi\u00e8re vue, il semble que cette supposition m\u00e8ne \u00e0 une conception panth\u00e9iste de la nature, et donc probl\u00e9matique pour l\u2019Eglise, bien que le Cusain n\u2019ait pas \u00e9t\u00e9 condamn\u00e9 par l\u2019Inquisition. Quelle en est donc l\u2019explication ? Nicolas de Cues distingue deux modes d\u2019existence : l\u2019Autre et le Non-Autre. L\u2019Autre se rapporte aux choses, en tant que chaque chose est l\u2019Autre d\u2019une Autre chose. En ce sens, l\u2019Autre est en manque de l\u2019Autre que sont ces innombrables autres choses. Ainsi, tout Autre est en manque de pl\u00e9nitude. La pl\u00e9nitude revient \u00e0 Dieu seul, le Non-Autre, qui n\u2019est en manque de rien. Cette distinction entre l\u2019Autre et le Non-Autre redouble la distinction entre fini et infini, en ce que l\u2019Autre est fini, tandis que le Non-Autre est \u00e9ternel. L\u2019ordre des choses semble donc conserv\u00e9 et, quand bien-m\u00eame le Non-Autre s\u2019infuse en l\u2019Autre \u2013 puisque \u00ab Dieu est en tout dans la mesure o\u00f9 tout est en Dieu \u00bb \u2013 l\u2019Autre reste fatalement en manque d\u2019une pl\u00e9nitude non-atteignable, donc fatalement born\u00e9. La scission d\u2019avec Aristote, op\u00e9r\u00e9e par Cues, est en ce sens limit\u00e9e. Le geste de Cues n\u2019est pas moindre cependant, en tant qu\u2019il permet de concevoir la manifestation de l\u2019\u00e9ternel, et donc sa contraction, en une spatio-temporalit\u00e9 finie.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Giordano Bruno, en revanche, sera condamn\u00e9 par l\u2019Eglise pour sa conception de l\u2019univers. Avec Bruno, la borne, sous-tendue dans la distinction op\u00e9r\u00e9e par Nicolas de Cues entre Autre et Non-Autre, s\u2019\u00e9vapore, car le Cr\u00e9ateur et sa Cr\u00e9ation sont compris en un m\u00eame pied d\u2019\u00e9galit\u00e9. Bruno nous invite \u00e0 penser une infinit\u00e9 de mondes, mais sa pens\u00e9e ne nous permet pas de maintenir la dissociation du principe Cr\u00e9ateur d\u2019avec sa Cr\u00e9ation. Giordano Bruno se sera aventur\u00e9 dans un terrain en lequel Descartes comprend les enjeux, et le danger : d\u00e9fier l\u2019ordre des choses, jusque l\u00e0 soutenu par une s\u00e9paration entre le fini et l\u2019infini. Son refus de se situer dans le d\u00e9bat du fini et de l\u2019infini permet \u00e0 Descartes de feindre un <em>\u00ab Il faut s\u2019arr\u00eater \u00bb<\/em>. Son geste cependant, n\u2019est absolument pas de l\u2019ordre de la r\u00e9signation, car, par sa feinte, il ouvre un terrain nouveau qui n\u2019est autre que celui de l\u2019<em>ind\u00e9fini<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Dans un monde consid\u00e9r\u00e9 comme <em>ind\u00e9fini<\/em>, l\u2019homme ne saurait affirmer qu\u2019il n\u2019existe d\u2019autres cr\u00e9atures en des terres lointaines, lesquelles seraient elles aussi fin de Dieu. Car dans un monde ind\u00e9fini, le <em>telos <\/em>est ind\u00e9termin\u00e9. Descartes, en ce sens, ne <em>nie <\/em>ni n\u2019<em>affirme <\/em>qu\u2019il existe d\u2019autres cr\u00e9atures qui aient le m\u00eame rapport \u00e0 Dieu. Il pointe simplement que l\u2019homme n\u2019est pas en capacit\u00e9 de se placer comme seule et unique fin de Dieu. L\u2019h\u00e9ritage que l\u2019homme a de la Cr\u00e9ation \u2013 tant la Gen\u00e8se, que la figure du Christ, \u00e9voqu\u00e9s par Descartes \u2013 est, soit, un h\u00e9ritage consid\u00e9rable, mais un h\u00e9ritage qui concerne l\u2019homme, seulement. Cet h\u00e9ritage ne peut faire <em>preuve <\/em>\u00e0 ses yeux que l\u2019homme est seule fin de Dieu. Mais qu\u2019en est-il, d\u00e8s lors ? Que puis-je faire ainsi d\u00e9centr\u00e9 en un monde ind\u00e9fini ?<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Selon Descartes, l\u2019ind\u00e9fini est <em>en vue <\/em>d\u2019\u00eatre d\u00e9fini par l\u2019homme \u2013 seulement \u2013 dans la mesure o\u00f9 en lui sont contenues des graines s\u00e9minales de v\u00e9rit\u00e9 \u2013 ce j<em>e ne sais quoi de divin \u2013 <\/em>qu\u2019il lui faut cultiver par une m\u00e9thode, et qui lui permettra d\u2019acc\u00e9der \u00e0 la v\u00e9rit\u00e9 des manifestations ph\u00e9nom\u00e9nales. C\u2019est par l\u2019homme et sa m\u00e9thode que l\u2019ind\u00e9fini devient d\u00e9fini. C\u2019est-\u00e0-dire que les choses sont rendues par lui \u00e0 leur pleine clart\u00e9. Mais, ce qui est d\u00e9fini est par nature fini. C\u2019est la graine accomplie par l\u2019arbre, pour reprendre l\u2019exemple d\u2019Aristote. Il appartient \u00e0 l\u2019homme, de par sa m\u00e9thode, de faire passer l\u2019ind\u00e9termination des choses \u00e0 leur d\u00e9termination. En reprenant le vocabulaire d\u2019Aristote, nous pouvons dire que le j<em>e ne sais quoi de divin <\/em>de Descartes est en puissance. Tandis que la m\u00e9thode qu\u2019il met au point est en acte ; elle accomplit le j<em>e ne sais quoi de divin. <\/em>Par la m\u00e9thode l\u2019homme est en acte ce qu\u2019il est en puissance dans le m\u00eame mouvement qu\u2019il fait passer l\u2019ind\u00e9fini au d\u00e9fini. L\u2019ind\u00e9fini est en puissance ; il est le virtuel d\u2019Aristote. Seulement, il n\u2019est pas encore accompli par l\u2019homme, de m\u00eame que l\u2019homme ne s\u2019est pas encore lui-m\u00eame accompli tant que ses graines restent en puissance. En s\u2019accomplissant l\u2019homme accomplit le monde. Ainsi, par l\u2019homme, la volont\u00e9 de Dieu s\u2019accomplit, en tant que Dieu a diss\u00e9min\u00e9 ce <em>je ne sais quoi de divin <\/em>en l\u2019homme. Mais l\u2019accomplissement n\u2019a pas lieu une fois pour toute, car pour Descartes, Dieu est <em>cause efficiente <\/em>d\u2019une cr\u00e9ation continu\u00e9e, et en ce sens seulement, ne cesse de jeter l\u2019homme au devant de l\u2019ind\u00e9fini. Ainsi, en allant au devant de l\u2019ind\u00e9fini, l\u2019homme rencontre Dieu et cette rencontre lui revient comme cr\u00e9ature privil\u00e9gi\u00e9e parmi les cr\u00e9atures.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">D\u00e8s lors, on voit se d\u00e9ployer toute la feinte de Descartes concernant la dissociation du principe Cr\u00e9ateur d\u2019avec sa Cr\u00e9ation que n\u2019a su surmonter Giordano Bruno. Si l\u2019homme s\u2019accomplit en m\u00eame temps qu\u2019il accomplit, c\u2019est par \u00e9lection. D\u2019autre part, la borne ind\u00e9passable de Nicolas de Cues, que Bruno aura outrepass\u00e9 au prix de sa vie, Descartes ne l\u2019outrepasse pas ; il la prend avec lui. Il l\u2019emporte sur son chemin. Ce que Descartes comprend vis-\u00e0-vis de la borne qui s\u00e9pare l\u2019Autre du Non-Autre, c\u2019est qu\u2019elle n\u2019est pas ancr\u00e9e. Elle est au contraire mobile, et peut se d\u00e9placer ind\u00e9finiment en un espace plein, euclidien, \u00e0 trois dimensions : en longueur, en largeur, en profondeur. Car en effet, avec Descartes, toute chose est \u00e9tendue dans l\u2019espace : <em>res extensa. <\/em>Et ce qui fait id\u00e9e dans la mati\u00e8re, c\u2019est son extension spatiale. Il ne peut y avoir d\u2019espace <em>vide<\/em>. Si le Non-Autre est l\u2019\u00eatre sans borne qui ne cesse de cr\u00e9er en un espace plein, l\u2019Autre est ainsi l\u2019\u00eatre qui en mesure l\u2019\u00e9tendue. Il en est le g\u00e9om\u00e8tre ; et la borne en est son instrument.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">Ainsi, et contrairement \u00e0 Bruno, l\u2019ordre en tant que tel n\u2019est pas mis en branle par Descartes. Sa conception du monde n\u2019est pas omise d\u2019<em>arkh\u00e8, <\/em>contrairement \u00e0 ce que laisse penser a priori le terme d\u2019<em>ind\u00e9fini<\/em>. Ce qui constitue le tour de force de Descartes, c\u2019est que la borne \u2013 celle qui d\u00e9limite ce que je peux conna\u00eetre de ce que je ne peux pas conna\u00eetre \u2013 est d\u00e9sormais interne \u00e0 l\u2019homme. Elle ne lui est plus ext\u00e9rieure, comme c\u2019\u00e9tait le cas avant lui jusqu\u2019\u00e0 Aristote. Et c\u2019est bien parce qu\u2019elle est interne, qu\u2019elle est mobile.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">\u00c0 cette feinte de Descartes, nous pouvons confronter deux questions \u00e9mises par Pascal dans sa Pens\u00e9e 230 <em>2<\/em>, \u00ab Qu\u2019est-ce qu\u2019un homme dans l\u2019infini ? \u00bb, puis \u00ab qu\u2019est-ce que l\u2019homme dans la nature ? \u00bb dont le retentissement rend l\u2019homme incapable de conna\u00eetre tant l\u2019infini que la nature qui se d\u00e9ploie \u00e0 ses c\u00f4t\u00e9s. Pascal nous dit ceci qu\u2019il est impossible de conna\u00eetre sans conna\u00eetre le tout. Les principes premiers, fondateurs, se fondent ainsi en un ab\u00eeme qui retient l\u2019homme \u00e0 la <em>pr\u00e9somption <\/em>du conna\u00eetre. L\u2019homme, cependant, en tant qu\u2019il a un esprit, pense. Sa dignit\u00e9 propre se tient donc en la pens\u00e9e. Son devoir moral en est son d\u00e9ploiement, sans pr\u00e9tention aucune de donner un ordre \u00e0 la d\u00e9termination du monde. La perspective pyrrhonienne, sceptique de Pascal tient en effet l\u2019homme comme incapable de juger les choses du monde. Car, quand bien m\u00eame il juge et pr\u00e9tend conna\u00eetre, le Jugement v\u00e9ritable, le seul qui soit infiniment juste ne pourrait qu\u2019\u00eatre celui de Dieu, celui du Jugement dernier. Comme le rappelle L\u00e9on Chestov \u00e0 plusieurs reprises dans son ouvrage <em>La nuit de Geths\u00e9mani 3<\/em>, consacr\u00e9 \u00e0 Pascal : \u00ab Ad tuum, domine Jesu, tribunal appello \u00bb <em>4<\/em>. Car en tant que les ap\u00f4tres du Christ se seront endormis au moment o\u00f9 il leur fallait veiller sur le Christ, les hommes, de tout temps, doivent lutter contre le sommeil que suppose leur nature corruptible. Ainsi, la foi seule permet \u00e0 l\u2019homme le salut. Et quelle foi, au juste ? En quoi diff\u00e8re-t-elle de la volont\u00e9 sans bornes par laquelle, suivant Descartes, je loue \u00ab l\u2019immensit\u00e9 des oeuvres \u00bb de Dieu ? En fait, le Dieu vant\u00e9 par Descartes n\u2019est aucunement celui qui r\u00e9pond de la foi. Avec Descartes, il est question d\u2019un Dieu de la raison, compris par l\u2019homme comme fonction. A contrario, le Dieu promu par Pascal, se fond en un ab\u00eeme en lequel l\u2019homme ne saurait poursuivre les choses du monde par la raison.<\/p>\n\n\n\n<p align=\"justify\">\u00ab Il faut s\u2019arr\u00eater \u00bb<\/p>\n\n\n\n<div style=\"height:100px\" aria-hidden=\"true\" class=\"wp-block-spacer\"><\/div>\n\n\n\n<p align=\"justify\">1 \u2013 DE CUSA Nicolas, <em>De la docte ignorance<\/em>, Paris, \u00e9d. de la Maisnie, P.U.F., 1930 Livre I. p.45.<br>2 \u2013 PASCAL Blaise, <em>Pens\u00e9es<\/em>, Paris, \u00e9d. Le livre de poche, 2000. p.161.<br>3 \u2013 CHESTOV L\u00e9on, <em>La nuit de Geths\u00e9mani<\/em>, Paris, \u00e9d. de l\u2019\u00e9clat, 2012. 112p.<br>4 \u2013 <em>\u00ab \u00e0 ton tribunal, Seigneur J\u00e9sus, j\u2019en appelle \u00bb<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Comme il nous a \u00e9t\u00e9 donn\u00e9 de nous pencher sur la lettre \u00e0 Chanut, r\u00e9dig\u00e9e par Ren\u00e9 Descartes le 6 juin 1647 \u2013 lettre faite pour rassurer la reine de Su\u00e8de du d\u00e9sordre th\u00e9ologico- philosophique sem\u00e9 par Descartes \u2013 nous vous donnons \u00e0 lire ce que nous y avons trouv\u00e9. 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